Née à Alger en 1961, Hélène Bondurand-Lallemand a d'abord rejoint les Beaux-Arts d'Abidjan (INSAAC) avant de terminer son cursus à Aix-en-Provence en 1984. Ses allers-retours entre la Côte d’Ivoire et la France lui ont permis d'avoir un pied dans différents horizons tout en gardant la tête dans son travail. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1989 à l'Hôtel Ivoire, avant d’exposer à la Biennale ivoirienne en 1993 et, plus récemment, en 2024 à la galerie Eurêka dans le cadre de la nuit des galeries.

Ses créations, à la fois peintures, dessins, sculptures, gravures et photographies, sont caractérisées par une grande sensibilité, une franchise et une force tirées de la simplicité et de la douceur de son approche. Qu'elle peigne des pintades de Numidie, prenne des photos des gens du quotidien ou façonne des visages en glaise, Hélène Bondurand-Lallemand dépouille l'émotion de ses artifices pour la présenter, nue, au public. Elle aime mêler textures et matériaux, incluant parfois des écrits ou des clins d'oeil à des objets du quotidien, le tout toujours accompagné d’une touche d’humour.

Certaines de ses toiles questionnent des images récurrentes de notre monde, que l’artiste utilise pour résumer des idées. La peinture matérialise ces songes et devient un moyen de
communication. Avec un trait brut et franc, parfois semblable à celui d’Egon Schiele, Hélène Bondurand-Lallemand met sa technique au service de la sensibilité. Ses oeuvres poignantes surprennent, intriguent, touchent... La vie et l'être humain sont pour elle des sources infinies d'inspiration. Son style utilise l'expression individuelle comme une réaction à la vie quotidienne, érigeant une barrière contre la violence du monde. Ses oeuvres s'adaptent aux individus qui les parcourent, s'appuyant sur leurs sentiments et souvenirs. Parfois, les rêves dévoilent le futur, devenant prémonitoires, tandis que d'autres fois, ils nous replongent dans des souvenirs nostalgiques.

La présence récurrente des pintades, ces gros oiseaux au plumage tacheté et à la crête rouge en forme de triangle, invite à prendre de la hauteur dans l'analyse d’une parfaite imperfection. Pour l’artiste, leur présence est le symbole d’une époque où elle pratiquait l’école buissonnière, des moments d'évasion où elle s'immerge dans ses rêveries. De même, les portraits de jeunes filles en uniforme scolaire à carreaux bleu et blanc font revivre les joies de son enfance en Côte d'Ivoire à travers des souvenirs collectifs. Les monotypes de l’artiste dévoilent différentes bribes de souvenirs, où apparaissent souvent des silhouettes aux visages tantôt souriants, innocents, pensifs ou mélancoliques, qui prennent vie à travers la sculpture.

Personnes, visages et nus s'entremêlent, parfois interrompus par des oiseaux, constituant une parenthèse onirique quand le poids des humains devient trop lourd. A travers son parcours et son travail elle pose la question suivante : « Quoi de plus classique pour un parcours chaotique ? » Son oeuvre et son parcours, à l'image de cette question, sont pleins de dérision et de sensibilité malgré les aléas de la vie.

Les Oeuvres

JE N'AI PAS HONTE D'ETRE UNE FEMME | 80x100 - 2022

JE PENSE DONC JE SUIS
100x81 - 2022

PETITE GRAINE D'ÉCOLOGIE
120x120

SPRINT
150X81 - 2022

EX-VOTO POUR DES CUBES MAGGI
88X130 - 2022

Fleur de Covid
70x150cm

FLEURS DE PAPIER
70X150 - 2022

Presse

Jean Gensin, Yeanzi et Hélène Bondurand - Le Sursaut, 22/01/2024

Les galeries d’art contemporain aux couleurs de l’hospitalité

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18 BP 515 Abidjan 18, Côte d’Ivoire

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